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lundi 21 octobre 2013

Power Starter : un concours pour valoriser et accompagner les e-entrepreneuses issues des quartiers prioritaires

Alors que l'appel à candidates vient de démarrer et faisant partie du comité projet Power Starter, je ne peux qu'écrire un billet pour présenter ce projet et, par là, je l'espère, inciter au relais de l'information pour attirer toujours plus de candidates... et d'entreprises / ministères prêts à soutenir ces initiatives.




La 3ème édition de Power Starter

Le concours Power-starter valorise les e-entrepreuneuses issues des quartiers prioritaires.
Les lauréates distinguées partout en France recevront un soutien financier et bénéficieront d’un parrainage privilégié des partenaires du concours.
Les inscriptions ont lieu sur le site Cyberelles.com jusqu’au 19 décembre 2013. A toutes les femmes issues des quartiers dits prioritaires*, n'attendez pas, inscrivez-vous ! .... et bonne chance! :-)


Booster la fibre e-business des femmes issues des quartiers* ou de la diversité

Pour créer son entreprise, il faut savoir prendre des risques et faire de choix difficiles, surtout en ces temps de crise économique. L’association Cyberelles est donc fière de lancer la troisième édition de son concours Power Starter du 17 octobre 2013 au 6 février 2014. Ce concours est destiné à promouvoir des femmes issues des Quartiers* et/ou de la diversité ayant les talents et la créativité pour créer une entreprise dans l’univers du digital.


Cyberelles, le réseau des femmes du digital

Créée en 1999, Cyberelles est un réseau professionnel de plus de 1000 e-entrepreneuses et de web managers et femmes issues du monde digital. Une communauté qui fédère des femmes passionnées par internet les nouvelles technologies dans un esprit d’entraide, d’échange et de partage. Cyberelles a pour objet le soutien et l’aide au développement des femmes travaillant dans le numérique. Elle donne à chacune de ses adhérentes les moyens de mieux réussir dans sa carrière ou de faire progresser son entreprise en lui offrant des occasions de networking intelligentes et opportunes et en favorisant les échanges de «best practices».


Power Starter, un tremplin hors du commun

Afin de briser le plafond de verre que constitue aussi un contexte géographique, social et/ou culturel défavorable, Cyberelles veut mettre à l’honneur les e-entrepreneuses des Quartiers* ou de la diversité pour leur permettre de mener à bien leurs projets. Ainsi, Power Starter représente un tremplin professionnel unique pour toutes ces femmes qui souhaitent accélérer leur carrière d’e-entrepreneuse. En effet, les participantes bénéficieront d’un soutien et d’une visibilité indispensables pour transformer leur projet en réelle réussite commerciale. A l’aide de ses partenaires, Cyberelles leur facilitera l’accès aux aides financières, aux « best practices », à un mécénat de compétences et aux réseaux les plus efficaces et aux prestataires les plus fiables.


... pour les lauréates, des affaires qui roulent !

Focus sur les lauréates des précédentes éditions :
· Anissa Madouri avec singlefamily.fr
Site de loisirs pour les parents célibataires
· Julie et Mélanie Khim avec leur projet MumontheGo
Marque et site de puériculture innovante.
· Karine Warin avec Pense-a-elle.com
Site d’idées cadeaux pour les hommes en mal d’inspiration.
· Nabéla Assaoui avec son projet La conciergerie juridique
Un projet solidaire de recrutement de jeunes juristes issus des quartiers.
· Leïla Bezaz avec son projet Le bon meuble
Un moteur de recherche intelligent de meubles


... Comment participer ?

Ouvert à toutes les femmes âgées de 18 ans ou plus et issues des quartiers prioritaires de la politique de la ville (ZFU, ZUS, CUCS) et/ou de la diversité, les créatrices d’entreprises et porteuses de projets sont invitées à présenter leur candidature d’ici au 19 décembre 2013 au plus tard.
Critères d’évaluation des candidates :
- Parcours de la créatrice, motivation.
- Viabilité économique et financière du projet.
- Innovation. Projet en relation avec le monde digital.
- Un projet porté par une ou plusieurs femmes.
Inscription sur : Cyberelles.com


Déroulement du concours

A l’issue de l’examen des projets par un jury composé d’entrepreneurs, d’investisseurs (business angels) et de conseils spécialisés, 3 projets seront récompensés dans trois catégories :
· Meilleur espoir
· Meilleur projet
· Coup de coeur du jury

Grâce à l’appui des partenaires de ce concours, les dotations Power Starter d’une valeur totale de 50 000€ permettront de donner un véritable coup de pouce aux trois meilleurs dossiers retenus.

Le 6 février 2014, les prix seront remis à l’occasion d’une cérémonie qui se tiendra dans les Jardins de l'Innovation d'Orange. Pour en savoir plus : Cyberelles.com

Partenaires édition 2013 à date : Orange et BNP Paribas


Contact presse :
presse@cyberelles.com
sophie@cyberelles.comT : +336 08 48 72 74


* Quartiers Urbains prioritaires : ZUS, ZFU, CUCS

lundi 25 février 2013

Chimpanzés, le dernier documentaire de Disney Nature

Nous découvrons sous les caméras des réalisateurs Alaistair Fothergill et Mark Linfield (BBC), l'histoire d'une tribu de chimpanzés dans la jungle africaine. Ce film plein d'humour et d'émotion retrace la vie d'un jeune chimpanzé, Oscar, dans sa tribu, avec ses pairs et dans la jungle avec ce qu'elle recèle de cadeaux, de surprises, de lois et d'épreuves.

Cette histoire est magnifique. On voit évoluer Oscar qui doit un peu trop tôt faire face seul à de grands défis de la vie. Et là, c'est l'instinct qui parle et non la raison. Les enfants comprennent cela. Des miens et des autres enfants qui échangeaient en sortant de la séance, ce qui a marqué bon nombre d'entre eux, c'est la façon dont Oscar finit par se faire adopter par Freddy, le lien qui va se créer entre ces deux être qu'aucun lien de parenté n'unit et qui n'empêche pas Freddy de prendre soin de sa tribu. Exceptionnel. Une belle leçon de vie aussi, je trouve.



L'envers du décor

Les réalisateurs ont tourné pendant 3 ans dans la forêt tropicale ivoirienne.


Alain Fothergill est un producteur-réalisateur de films documentaires. Il a notamment contribué à "Félins" et "Un jour sur terre". En savoir plus sur lui (en anglais), c'est par ici.

Mark Linfield est plus connu pour son travail pour la BBC. Cependant il a lui aussi contribué à "Un jour sur terre" (entre autres...). Pour en savoir plus sur lui, sa filmographie, c'est par là.

J'ai vraiment apprécié, en fin de film, les quelques images filmant réalisateurs et cameramen, montrant l'expédition, les conditions dans lesquelles ils se sont parfois retrouvées, burlesques, rocambolesques mais aussi difficiles et compliquées.

L'un d'eux dit même, au cours de l'expédition : "Il y a certainement des façons plus faciles de gagner sa vie, mais ce serait moins passionnant". Le mot est lâché : "passion". Je crois qu'il en faut pour partir en tournage, caméra au point, plusieurs mois dans un milieu "hostile", se laisser assaillir par des insectes piqueurs, prendre le risque de se heurter de près à un chimpanzé énervé, une panthère affamée ou quelques migales curieuses. Sur l'un des plans de fin, on voit bien la proximité avec laquelle ils ont réalisé les prises.

.... Aurons-nous la chance d'avoir une version "envers du décor" ?...

Les quelques minutes finales ont permis à de jeunes enfants de comprendre ce qui s'est réellement passé, ce qui est narré dans ce documentaire. Elles apportent aussi quelques éléments de réponse à certaines de leurs questions, dont deux qui sont essentielles pour certains : "Comment on sait que notre maman, c'est notre maman ?" et "comment ont-ils su pourquoi la maman d'Oscar ne reviendra pas ?" ou alors "pourquoi doivent-ils se battre pour préserver leur territoire ?.... quelques questions qui vont au-delà d'un simple film, finalement.


Faut-il vraiment aller voir ce documentaire ?

A ceux qui disent que les commentaires sont parfois un peu niais (ie la remarquable revue "Science et Vie") et entachent la qualité de ce reportage-documentaire-film, j'ai envie de leur dire : dimanche, lorsque nous y sommes allés, la salle était comble. Dans la salle : des enfants et adultes de tous âges (y compris retraités..... non accompagnés de petits enfants). 

Il y a eu des rires spontanés et de bon coeur et ces commentaires un peu "niais", comme les quelques prises des réalisateurs par eux-mêmes en pleine action à la fin, aidé à donner du sens à ce film aux enfants de tous âges. Et les applaudissements finaux n'étaient pas feints.

Par contre, pourquoi ne pas demander à Disney de produire une version "adulte" de ce film-documentaire ? ... au lieu de critiquer un film qui réjouit petits et grands.

Donc oui, pour moi, il faut aller le voir. Rempli d'humour et d'émotions, c'est aussi, au final, une belle leçon de vie.




... Si vous avec une âme philanthropique et de la conviction pour préserver notre planète et ses habitants quels qu'ils soient, n'hésitez pas à cliquer sur ce lien (en anglais) et vous laisser guider...

jeudi 28 juillet 2011

Exposition Maya

Si vous êtes à Paris cet été, n'hésitez pas à aller au Musée Branly, pour voir l'exposition Maya. Un vrai bonheur.

Si vous n'avez pas pu aller voir l'exposition des Dogons, procurez-vous les DVD de toute urgence :-)

Pour en savoir plus :
Musée du Quai Branly
37 quai Branly 75007
Renseignements : 01 56 61 70 00

jeudi 16 juin 2011

Vous avez dit chimie ? Expo au Palais de la Découverte

La chimie peut être considérée comme dangereuse ou toxique. Afin de la découvrir autrement, du 7 juin au 30 octobre 2011, dans le cadre de l’Année Internationale de la Chimie, le Palais de la Découverte propose d'explorer cette science sous toutes ses facettes.


Tentant de répondre à la question » Qu’est-ce que la chimie? » l'exposition revient aux fondamentaux : 1/ retour à la définition des molécules,  2/ les transformations chimiques qui résultent de leur interaction et 3/ la chimie aujourd’hui, notamment dans le monde industriel.

Dans une grande salle du premier étage, le public découvre que les réactions chimiques peuvent aussi être « naturelles » et à quels enjeux l’industrie contemporaine doit faire face quand elle use des réactions chimiques pour ne pas dégrader l’environnement. Ludique et interactive, version « old style », l’expo invite à jouer avec les molécule, à observer des réactions chimiques, et à répondre à des quizz de manière interactive/ Cd Rom. Elle s’articule notamment autour de 4 grandes expériences classiques : la distillation de la lavande, l’electrolyse de l’eau, une oxydoréduction et la chimie lumiescence (quand la réaction chimique provoque de la lumière).

Cette exposition saura ravir petits et grands.... à découvrir d'urgence donc !

Lieu: Palais de la Découverte, Avenue Franklin Delano Roosevelt, Paris 8e, m° Champs-Elysées Clemenceau, 7 euros (TR 3.50 euros, supplément planetarium 4.50 et 3.50 euros)

Horaire:
Du mardi au samedi de 9 h 30 à 18 h 00. Le dimanche de 10 h à 19 h

Contact: 01 56 43 20 20

lundi 28 mars 2011

Moment en famille au Palais de Tokyo pour découvrir autrement l'art contemporain

Vous avez un ou plusieurs enfants âgé entre 5 et 7 ans et souhaitez le sensibiliser à l'art ? Dimanche 3 avril, à 16h30, rendez-vous au Palais de Tokyo pour une visite-atelier interactive, "Môme & Tok".




Façon de partager ensemble des moments surprenants et complices au travers d'oeuvres et d'artistes contemporains.


Musée, mais aussi atelier et laboratoire de la création, le palais de Tokyo est né en 1999 dans le 16e arrondissement de Paris, sur la pente de la colline qui monte jusqu'au Trocadéro et se répartit en trois espaces principaux. Le pavillon, consacré aux artistes, l'espace d'exposition et les deux jardins. En 2011, le Palais rénove ses espaces pour une réouverture prévue au printemps 2012. En attendant, les expositions sont ouvertes au public à partir de 12h, dans des espaces redéfinis. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le chantier, le Palais de Tokyo détaille les travaux et... propose une exposition. Pour en savoir plus, c'est par ici



Avant ou après ce rendez-vous du 3 avril, si vous aimez les musées, vous aurez plaisir à vous rendre juste à côté, soit au Musée de la Marine qui accueille jusqu'en octobre 2011 l'exposition Paquebot France (ma fille de 5 ans a adoré), soit à la Cité de l'architecture et du patrimoine qui accueille des expositions passionnantes pour petits et grands dont une exposition-atelier pour les 7-12 ans, "Jardiner la ville", ou le Musée d'art moderne qui accueille des expositions permanentes très pointues et passionnantes (souvenez-vous, récemment, celle sur Basquiat, dont je vous ai parlé ici et ). Pour le Musée de la Mode (Musée Galliera), il faudra attendre sa réouverture au printemps 2012...


En attendant, si vous souhaitez réserver l'événement "Môme & Tok" au Palais de Tokyo, cliquez  ou appelez le +33 1 47 23 35 16 ou le +33 1 47 23 90 42. C'est 6€ pour les enfants et gratuit pour les parents munis d'un billet d'entrée.

Evénement : le 2 avril, Woody Allen en concert au Grand Rex

Beaucoup connaissent Woody Allen le comédien réalisateur, peu connaissent Woody Allen le musicien.

Cette passion n'est pas nouvelle. A 14 ans, Woody Allen commence à étudier le saxo, puis la clarinette après avoir découvert Sidney Bechet, clarinettiste et saxophoniste, à la radio. En 1996, Woody Allen réalise une tournée européenne avec son groupe de jazz, ce qui donne naissance à un documentaire : Woody Allen Wild Man Blues.



L'homme à l'origine de cette passion de Woody Allen pour la musique, Sidney Bechet (1897-1959), est l'artiste à l'origine de la première critique de jazz un peu sérieuse. Sa famille serait originaire de Haute Savoie et le chef d'orchestre suisse Ernest Ansermet, disait à propos de Sidney Bechet : "(Il) ne peut rien dire de son art, sauf qu'il suit sa propre voie... et c'est peut-être la route sur laquelle le monde entier swinguera dans l'avenir". Pour en savoir plus, lisez l'article Wikipedia en cliquant ici.

Sydney Bechet


Si vous aimez le jazz et si vous aimez Woody Allen ou, du moins, êtes curieux, n'hésitez pas à aller le découvrir, en compagnie de son New-York Jazz Band, samedi 2 avril au Grand Rex, à 20h30... Voici quelques extraits de ses représentations, notamment à New York :





Le 11 mai 2011, Woody Allen sera de retour sur les grands écrans avec Midnight in Paris.


Synopsis : A romantic comedy about a family traveling to the French capital for business. The party includes a young engaged couple forced to confront the illusion that a life different from their own is better.

Le Grand Rex : 1 boulevard Poissonnière 75002 PARIS.
Tarif des places : entre 40 et 100 euros, il y a des promotions en ce moment via le site du Grand Rex.

mercredi 29 décembre 2010

Le Chat Botté, comédie musicale

"Laissez-moi vous emmener 
Dans les pages de mon livre enchanté
Ensemble nous allons voyager
Dans les aventures du Chat Botté..."

C'est un spectacles pour petits et grands, et c'est jusqu'au 9 janvier seulement. Allez, courez à l'Espace Pierre Cardin (Paris 8) pour découvrir ou redécouvrir Le Chat Botté, comédie féérique et musicale plantée dans un décor plein de surprises où se mêlent théâtre, chansons, cirque, combats et costumes magnifiques.


Petits et grands adoreront cette adaptation du conte de Perrault. Et sur ticketac.com, profitez d'offres exceptionnelles, selon les places disponibles.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'origine de ce conte, il fut écrit à la fin du XVIIe siècle par Charles Perrault (1628-1703). Malgré sa morale ambiguë, qui fait l'apologie de la ruse et de la tricherie sur le travail honnête, ce conte est resté très populaire. Il peut être vu comme un récit initiatique et inspire dessinateurs, compositeurs, chorégraphes et de nombreux autres artistes et ses adaptations sont multiples. Nul doute que les amateurs de contes et d'imaginaire passeront un agréable moment en la compagnie de cet animal farceur, mis en scène par Ned Grujic, musique de Laurent Douel.


Le Chat Botté
Texte et Mise en scène de Ned GRUJIC
Musique de Laurent DOUEL

Avec :
Nicolas BEAUCAIRE, Sébastien BERGERY, Frédéric CHEVAUX, Nicolas MARTINEZ, Frantz MOREL A L’HUISSIER et Isabelle TURSCHWELL

Lumières : Antonio de CARVALHO
Scénographie : Danièle ROZIER
Costumes : DAVID - Accessoires : Martine GUINARD
Maquillage et coiffures : Solange BEAUVINEAU

Du 21 décembre 2010 au 9 janvier 2011
Les mardi 21, jeudi 23, mardi 28, mercredi 29, jeudi 30 décembre 2010,
samedi 1er et mercredi 5 janvier 2011 à 15h00
Le dimanche 26 décembre 2010 à 11h00, 15h00 et 17h00
Les dimanches 2 et 9 janvier 2011 à 11h00
Durée du spectacle : 1h05

Prix des places :
Carré d’or : 31€ - 1ère catégorie: 23€, 2ème catégorie : 19€, 3ème catégorie : 14€
Forfait famille spécial Noël : 49€

Locations :
Au 08 92 39 03 20 (0,34€/mn) et sur www.fnac.comwww.ticketnet.com, points de vente habituels

Espace Pierre Cardin
1, avenue Gabriel
75008 Paris
Métro Concorde

www.pierrecardin.com

Charles Perrault


Première version manuscrite du Maître chat ou chat botté, en 1695

Best of musical owniesque

Cela vient d'une planète qui fait de plus en plus parler d'elle. 

Toujours percutante, rarement ennuyante, personnellement je lis avec intérêt ses posts !


Bonne écoute musicale, je vous souhaite de découvrir avec saveur et légèreté les goûts musicaux d'owni...

mardi 28 décembre 2010

les rendez-vous 100% ciné du 10 au 16 janvier 2011

Si vous aimez le cinéma mexicain, ne ratez pas les rendez-vous 100% Ciné du Gaumont Parnasse, du 10 au 16 janvier 2011




Au programme :
Lundi 10 janvier : ABEL - VO Avant-première
De Diego Luna - 2010 - 1h23 
Abel, 9 ans, ne parle plus depuis que son père a quitté la maison. Un beau jour il retrouve la parole, et se prend pour le chef de famille. Devant ce miracle, nul ne proteste. Jusqu’au jour où un homme sonne à la porte : son père. 1er film de l’acteur Diego Luna, présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes. 

Mardi 11 janvier : LA ZONA, PROPRIETE PRIVEE - VO
De Rodrigo Pla - 2008 - 1h38 
Mexico. 3 adolescents des quartiers pauvres pénètrent dans l'enceinte de La Zona, une cité résidentielle aisée. Plutôt que de prévenir les autorités, les résidents décident de se faire justice eux-mêmes. Une chasse à l'homme sans pitié commence...

Mercredi 12 janvier : RUDO Y CURSI - VO
De Carlos Cuaron - 2010 - 1h43 
L'histoire d'amour et de haine entre Rudo et Cursi, 2 frères issus d'une famille rurale mexicaine et qui veulent devenir riches et célèbres coûte que coûte. Ils vont finir par y arriver, mais à quel prix ? La comédie mexicaine de l’année ! 

Jeudi 13 janvier : AMOURS CHIENNES - VO
De Alejandro González Iñárritu - 2000 - 2h30 
Interdit aux moins de 12 ans
Un tragique accident de voiture à Mexico, trois destins : Octavio, un adolescent qui a décidé de s'enfuir avec la femme de son frère ; Daniel, un quadragénaire qui quitte sa femme pour aller vivre avec un top model ; El Chivo, un ex-guerillero communiste devenu tueur a gages. Le premier film coup de poing du réalisateur de 21 grammes, Babel et Biutiful. 


Vendredi 14 janvier : Y TU MAMA TAMBIEN - VO
De Alfonso Cuarón - 2001 - 1h45
Interdit aux moins de 12 ans
Tenoch et Julio, deux adolescents insouciants, rencontrent Luisa, une cousine espagnole de Tenoch. Elle décide de les accompagner quelques jours sur la côte du Pacifique… Un road movie sensuel, drôle et bouleversant.


Samedi 15 janvier : LE LABYRINTHE DE PAN - VO
De Guillermo del Toro - 2006 - 1h52
Interdit aux moins de 12 ans
Espagne, 1944. La jeune Ofélia découvre près de la maison familiale un mystérieux labyrinthe et son gardien, Pan, une étrange créature magique et démoniaque… 
“Chef-d'oeuvre. L'esprit de Lewis Caroll, celui de Jean Cocteau et l'Espagne franquiste se rejoignent pour composer le plus explosif des cocktails.’’ L’Humanité

Dimanche 16 janvier : LA VIDA LOCA - VO
De Christian Poveda - 2009 - 1h30 
“Pour La Vida Loca, le réalisateur franco-espagnol a suivi pendant plus de deux ans des membres de la Mara 18. Il est mort le 2 septembre 2009, un mois avant la sortie française, assassiné d’une balle dans la tête, sans témoins, et sans coupable.’’ Libération


Séance : 20h
Prix : 6 euros
Lieu : Gaumont Parnasse - 3, rue d'Odessa 75014 PARIS - Tél/ 0 892 696 696
Métros : Edgar Quinet - Montparnasse bienvenue

vendredi 10 décembre 2010

la première du cinéma participatif au Nouvel Odéon

Voilà, les internautes ont choisi "Fix me", pour la première des séances de cinéma participatif au Nouvel Odéon (Paris St Germain).

Pour en savoir plus sur l'évènement, c'est ici et :-)

Les gagnants du tirage au sort seront reçus à 20h mardi 14 décembre au Nouvel Odéon et la séance à tarif préférentiel démarrera à 20h30, à 7 euros avec le Sésame Rue89 au lieu de 9 euros 50... Une affaire !

Pour en savoir plus sur le Nouvel Odéon, cliquez !

A mardi :-)

jeudi 9 décembre 2010

E-NOR-ME : du cinéma participatif au Nouvel Odéon

C'est énorme, et ça va plaire aux cinéphiles : Rue89 s'associe avec le Nouvel Odéon, pour créer les premières séances de cinéma participatives.

Ca se passe sur Rue89 et les internautes qui le souhaitent votent pour deux films qu'ils souhaiteraient aller voir. C'est chaque mois et la première séance aura lieu le 14 décembre. Vingt personnes qui auront voté pour le film élu seront tirées au sort et invitées à la projection.

En plein coeur de Paris, à St Germain des Près, le Nouvel Odéon a été conçu par la designer Magali Crasset, pour le producteur et distributeur "Haut et Court" et inauguré le 17 novembre dernier. Ce lieu magnifique alterne entre espace privé et espace public.


Haut et Court a été créé en 1992 et a reçu la Palme d'Or avec le film "Entre les murs" de Laurent Cantet.

A tous ceux qui souhaitent tenter l'expérience du cinéma participatif dans un lieu haut de gamme, c'est par ici.

Et pour connaître le film de la première séance, les tarifs et l'horaire, c'est par là ! :-)

mercredi 24 novembre 2010

Jean-Michel Basquiat au Musée d'Art Moderne de Paris

Je vous en parlais ici, ça y est, j'y suis allée, j'ai enfin vu l'expo Basquiat hier. Quelle beauté, quelle grandeur ! C'est à couper le souffle.

Alors, rassurez-vous, je n'ai pas tout aimé : j'ai adoré certaines toiles, d'autres m'ont effrayée et d'autres m'ont plongée dans la méditation, comme si le temps suspendait son vol, pour paraphraser un éminent poète.

Que dire de cette exposition unique. Tout d'abord merci. Merci à ma marraine, qui m'a donné l'occasion de découvrir les toiles de cet artiste en vrai... et de le faire avec elle ;-). Merci aux organisateurs de l'exposition qui ont su raconter l'histoire de Jean-Michel Basquiat et l'agrémenter de phrases de son cru et de photos de lui. Merci aussi à tous ceux qui ont accepté de se séparer pour un temps de leur oeuvre d'art (particuliers, fondations ou galeries) pour qu'ait lieu cette exposition unique.


 

En vrac, spontanément, qu'est-ce qui m'a le plus fascinée ? La façon qu'a Jean-Michel Basquiat de peindre, puis repeindre par dessus pour ne montrer du dessin original qu'une expression, parfois isolée, parfois agrémentée de superpositions nouvelles. C'est comme s'il y avait plusieurs vies dans chaque oeuvre réalisée. Ou plusieurs respirations. Et il faut bien souvent s'attarder, contempler pour voir apparaître certains détails qui ne se laissent pas révéler dès le premier regard.

Ce qui m'a marquée aussi, c'est l'humour avec lequel il fait certaines mises en graphisme. Il copie délibéremment ce qui l'entoure, puis le transforme. Il s'appuie sur le quotidien pour exprimer ce qu'il porte en lui. Si j'avais un catalogue, là, tout de suite, je vous montrerai les oeuvres auxquelles je pense quand je vous écris tout cela : c'est frustrant de ne pas pouvoir vous montrer de quoi je parle. Et c'est aussi l'énergie qui se dégage de chacun des tableaux, l'énergie et le mouvement. Et parfois le sourire. Ou le rire (au-delà de mâchoires parfois un peu trop présentes)...


Les masques africains, le "S" de ce super-héros que Basquiat s'approprie, le côté décharné de certains personnages, la main tendue vers le sol qui revient souvent, une oreille droite disproportionnée souvent, la couronne - souvent présente dans les dessins (Basquiat Grand-Prêtre ?) et celle qui est devenu sa signature - et surtout les dents - quand elles ne sont pas dessinées, il écrit le mot "teeth" sur ses oeuvres (j'avais vraiment mal aux dents en sortant de l'exposition, à force de voir ces machoires omniprésentes). Quelle richesse !

"Je ne suis jamais allé en Afrique, je suis un artiste qui a subi l'influence de son environnement new-yorkais, mais je possède une mémoire culturelle. Je n'ai pas besoin de la chercher, elle existe", se plaisait-il à dire. Et c'est vrai, ça se retrouve dans chacune de ses oeuvres.




A un moment, à la vision de l'une des quinze toiles co-créées avec Andy Warhol, j'ai eu tout à coup l'impression de voir le Mexique, dans l'éclat du vert, du jaune et du rouge, ainsi que le chapeau au-dessus de la tête. Je n'ai malheureusement pas noté le nom du tableau, je le regrette, car je ne le retrouve nulle part. De même ce tableau de la première période de sa vie où l'on peut se demander si ce n'est pas une figuration de la pêche miraculeuse : un homme semblant flotter au-dessus de l'eau, couronné et montrant un poisson qu'il vient de pêcher.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Jean-Michel Basquiat, allez faire un tour ici, potomitan.info, site de promotion des cultures et des langues créoles, qui présente la rétrospective Basquiat organisée à la fondation Beyeler (Bâle - Suisse) en septembre dernier. Vous y verrez une analyse fine - et courte ;-) - de Basquiat et son feu intérieur, ainsi qu'une chronologie de sa vie qui montre, à tous ses détracteurs, que ce garçon était cultivé et doué. Notamment lorsqu'on sait que, de 1976 à 1977, il est inscrit à la City-As-School, un lycée alternatif, adapté aux enfants particulièrement doués. C'est d'ailleurs là que Basquiat créera Samo (r), son nom de grapheur, qu'il abandonnera au profit de Jean-Michel Basquiat, quand il décidera de passer définitivement des graffitis à la peinture proprement dite.

C'est sur ce site aussi que j'ai découvert (et vous aussi peut-être ?) que, en 1980/1981, Basquiat joue le rôle principal de Dowtown 81, film qui ne sortira qu'en 2000. Il y interprète pour l'essentiel son propre personnage, sur toile de fond Down-Town. Film expérimental ? Alternatif ? Certainement un peu des deux (je ne suis pas experte ès-Cinéma). Comme pour les oeuvres de Basquiat : on aime ou on n'aime pas, mais c'est frais et c'est vivant. Et pour moi, c'est à voir absolument. Une note de 7/10 sur imdb. Quand même. En voici un extrait, juste pour vous donner envie, enfin, c'est ce que je vous souhaite, tant je crois que cet artiste a ce quelque chose en plus qui démarque les "vrais" artistes, qui ont des choses à exprimer par leur art, qui le vivent et qui donc ne peuvent laisser indifférent et donc suscitent rejet ou adhésion, c'est sans équivoque :



Vous ne voulez pas faire 1h30 de queue pour aller voir Basquiat au Musée d'Art Moderne de Paris, car vous n'êtes pas sûr que ça en vaille le coup ? Allez à la Galerie Pascal Lansberg. Attention, c'est jusqu'au 4 décembre seulement !

Et si vous voulez une introduction à l'exposition du Musée d'Art Moderne, par culturebox, c'est juste ici :


Je vous souhaite une belle découverte. Et, pour éviter de faire 1h30 de queue, n'hésitez pas à acheter votre billet sur le site du Musée, ou en cliquant directement ici !

Marie-Bé

dimanche 21 novembre 2010

CB News - La der des ders

Vous le savez sans doute, après 24 ans de bons et loyaux services, CBNews ferme ses portes définitivement.


Pour fêter sa "der des ders", le magazine donne rdv 188 rue de Rivoli Paris, jeudi 25 novembre (confirmation obligatoire ici).

Merci à tous ses journalistes pour tout le travail accompli et toutes les vocations qu'ils ont suscitées ! Et comme je l'avais écrit , je suis choquée, abasourdie par la nouvelle, je pensais CB News suffisamment solide pour perdurer, car ce magazine a de la personnalité, du contenu, une vraie démarche d'analyse. J'espère que cette équipe de choc tient le coup et saura renaître de ses cendres, ensemble ou différemment, pour continuer avec l'éthique qui caractérisait CBNews et les valeurs qu'elle défendait.

Merci, CBNews, pour toutes ces années enrichissantes et ce regard affûté que vous avez su transmettre.

Et toi, cher lecteur, que penses-tu de CB News ? Est-ce que tu considères ce magazine comme un magazine de référence ? Merci à tous ceux et celles qui répondront, pour le bien d'une enquête purement personnelle et dont je pourrai faire un récap ici bientôt !

Charles Garnier : de l'architecte à l'opéra

Si vous prenez le métro parisien, vous avez certainement remarqué cette magnifique affiche montrant Audrey Hepburn virevoltant sur les marches de l'Opéra Garnier.


Une fois arrêtés par l'image, nous découvrons que l'Ecole des Beaux Arts de Paris organise jusqu'en janvier 2011 une exposition permettant de mieux découvrir ce personne qui est le seul, avec Monsieur Eiffel, à avoir donné son nom à un bâtiment parisien, prestigieux, qui plus est. Cette exposition est agrémentée d'une exposition présentant une facette inédite de Jean-Louis Charles Garnier : la caricature.

La mise en scène de l'exposition est réalisée par Robert Carsen. La petite histoire dit qu'au départ, ce canadien voulait être comédien, mais l'un de ses professeurs lui fit remarquer qu'il ne cessait de vouloir diriger les autres... C'est ainsi que, après ses classes, il est devenu metteur en scène, ce qui l'amena... à l'opéra. Si vous voulez en savoir plus sur ce canadien de talent, allez faire un tour ici... Ou allez voir l'exposition, vous en apprendrez plus sur lui, tout en (re-)découvrant Charles Garnier.


"L'oeil et la plume", qui présente les caricatures de Charles Garnier, est une exposition proposée par Emmanuelle Brugerolles, conservateur général aux Beaux-Arts de Paris. Méconnues, ces oeuvres régaleront petits et grands et apportent un autre regard sur ce "grand" homme.

A sa mort, Charles Garnier était l'architecte français le plus connu du XIXe siècle et l'opéra Garnier considéré comme le chef d'oeuvre d'architecture de son temps avant même qu'il soit terminé. Cette double exposition tente de montrer la personnalité et la richesse de Charles Garnier et devrait fasciner petits et grands.


Et parce que je n'oublie pas les parents ou parrains/marraines ou oncles et tantes, grands-parents... qui souhaitent faire vivre une expérience culturelle et artistique forte à des enfants, l'Opéra Garnier, en partenariat avec Paris d'Enfants, organise régulièrement une visite-découverte des lieux.

La prochaine a lieu le samedi 22 janvier. Il faut s'inscrire, car les places sont limitées, et c'est ici. Pour connaître les dates suivantes, c'est ! Si vous êtes trop éloignés de Paris ou souhaitez faire cela à un autre moment ou "juste en famille", il y a un jeu de piste qui permet de mieux connaître le palais Garnier, que le site de l'Opéra met à disposition des amateurs, et c'est ici.


Il est aussi possible de visiter seul ou en famille, voire même y organiser un événement à l'occasion d'un anniversaire ! Y compris pour les enfants !! Pour en savoir plus, n'hésitez pas à aller sur le site de l'Opéra qui met à disposition toutes les informations.


Info pratiques sur l'exposition
Charles Garnier - Un architecte pour un Empire
Galeries d’exposition - 13, quai Malaquais, 75006 Paris
- Exposition :
du 26/10/2010 au 09/01/2011 (pour l'exposition magistrale - 30/01/2011 pour l'exposition caricatures)
Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 19h - Fermé les 25 décembre et 1er janvier
- Transports : 
Métro Ligne 4 : Saint-Germain des Prés - Bus : 24 - 27 - 39 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
- Entrées : 
Droits d'entrée : 6,00 € - Tarif réduit : 4,00 € pour l'exposition Carsen - 2,00 à 3,00 € pour les caricatures de Garnier.



Info pratiques pour la visite de l'opéra avec les enfants (5-10 ans)
SAMEDI 22 JANVIER
14h30 - Opéra Garnier au cœur de la vie parisienne
Age : 5-10 ans - Tarif : 9 € par pers. (+ entrée Opéra à 5 € au lieu de 9 € pour les adultes et les + de 10 ans) 
pour réserver, c'est ici !

lundi 8 novembre 2010

Zoom sur... Riad Sattouf

En rédigeant le billet sur Beaubourg, la dernière Major ! (il faut vraiment y aller ! C'est jusqu'au 14 novembre seulement), j'ai eu envie d'écrire quelques mots sur un réalisateur, mais surtout auteur de BD, Riad Sattouf.


Certes, c'est lui qui a réalisé Les beaux gosses, en 2009, César du Meilleur Premier Film et dont l'acteur principal, Vincent Lacoste, a reçu le prix du meilleur espoir masculin. Note de 6,8 sur imdb. Perso j'ai vu la bande annonce, c'est un film que je n'irai pas voir... Cependant, Riad Sattouf, ce n'est pas que Les beaux gosses (ouf), ce sont aussi des BD.

Certains (une population plutôt masculine, j'imagine), vont A-DO-RER Pascal Brutal. Perso, je trouve cela trop délire et venant d'un monde un peu trop parallèle pour me laisser embarquer dans les dessins et les histoires. Il n'empêche. Le tome 3 a reçu le "Fauve d'or" (prix du meilleur album décerné à Angoulême) 2010. Avant d'écarter ces livres en disant "très peu pour moi", j'avais au préalable découvert Retour au Collège puis un concentré de planches étonnantes : La vie secrète des jeunes.

C'est un recueil des feuilles publiées dans Charlie Hebdo depuis 2004. Le tome 1 a reçu le Globe de cristal de la meilleure bande dessinée 2008 (prix de la presse française pour les arts et la culture, décernés par des journalistes de rubriques culturelles). Si vous ne connaissez pas, laissez-vous séduire par ces portraits pris sur le vif et les atmosphères recréées en deux temps / trois mouvements avec justesse et humour.

Mise en bouche, pour ceux qui ne connaissent pas encore : 
Découvrez et n'hésitez pas à revenir par ici pour partager vos impressions, surtout ;-)

A l'ouverture de Beaubourg, la dernière Major !, (voir ici et pour en savoir plus), Riad Sattouf s'est livré à un exercice de style insolite : inventer des dialogues sur un film muet de 1908, Le petit soldat qui devient Dieu. Le site internet de L'Express nous permet de voir ou revoir ce moment loufoque. Rires garantis.


100 ans de cinéma revisités en 10 jours

Il faut que je vous parle d'une expo troooooooooooop top de chez top.



Du 4 au 14 novembre, au centre Beaubourg, Serge Bozon revisite 100 ans du cinéma : 10 ans par jour. Et, chaque jour, des personnalités du 7e art, acteurs ou créateurs, commentent, animent, surprennent.


Sur le site fluctuat.net, Magali Lesauvage résume en quelques lignes le coeur même de cette incontournable expérience : Serge Bozon a préféré s'attacher à ce qu'il nomme des questions artisanales de cinéma, à la « cuisine » qui en fait une technique avant d'être un art : direction d'acteur, étalonnage, prise de son, technique d'animation, technique de production, choix de pellicule, écriture de gags sont envisagés par les intervenants non pas sous forme de cours magistraux, mais à partir d'exercices pratiques ou de performances.


En parallèle de cette expérience insolite, Serge Bozon élabore un "work in progress": L'impresario, sur un plateau de cinéma installé pour la durée de la session. C'est l'histoire d'un impresario, interprété par Thomas Chabrol, qui n'a jamais été interviewé. Et l'histoire d'une journaliste, interprétée par Laure Marsac, qui n'a jamais interviewé. Et c'est la rencontre. A la fois comique, documentaire, romanesque, fiction et improvision se mélangent sans détour dans ce long métrage. "Nous avons pensé l'espace du sous-sol comme un ensemble de plateaux de cinéma, pour faire écho à la structure des grands studios hollywoodiens. Avec la soixantaine d'invités qui participent au projet, les 'stars', mais aussi avec les techniciens, on constitue une sorte d'écurie, comme le faisaient en leur temps la MGM, la Warner...".

Serge Bozon est un acteur et un "jeune" cinéaste, qui a fait 3 films remarqués : "Mods" en 2002, "L'amitié" en 1998 et surtout "La France", récompensé par le prix Jean Vigo en 2007 (note imdb : 6,7). En bref, allez-y, vous ne le regretterez pas ! :-)

La Dernière Major ! - Centre Pompidou - Piazza, place Georges Pompidou - Paris 4
Métro : Rambuteau
Jusqu'au 14 novembre seulement
Entrée libre - 01 44 78 12 33

jeudi 4 novembre 2010

Erquy, joli port de pêche... seulement ?

Après l'enterrement de mon grand-père la semaine dernière, je suis allée en Bretagne, retrouver les pitchounes. J'en ai profité pour faire escale dans un lieu que j'affectionne particulièrement : Erquy. Ce petit port de pêche est rattaché à la côte de Penthièvre - non loin du Cap Fréhel, pour les amateurs de voile et de rhum ;-).


Ce port très actif (avec une flotille d'environ 80 chalutiers et 12 bateaux de haute mer, dixit Wikipedia) se dispute la vedette avec Saint-Brieuc pour l'appellation "capitale de la coquille Saint-Jacques". Le front de mer a été très bien refait et accueille une belle aire de jeux pour enfants, qui donne directement sur la mer et les embruns.... Mmmmmm. Les gens du coin disent que si ce port n'avait pas été fait comme cela, la mer viendrait jusque dans le centre-bourg... Mais pas trop loin, car c'est très vallonné et, quelques centaines de mètres plus loin et plus haut, les visiteurs peuvent admirer la baie d'un point de vue plus élevé.

Landes, grès rose, plages de sable fin, sentiers de randonnée et vestiges du passé font de ce lieu magique une station balnéaire prisée et... bondée l'été. Mais si vous y allez hors saison, vous tomberez sous le charme de son port, sa magnifique plage au centre du village et ses couchers de soleil à couper le souffle. Tous les restaurateurs ne sont pas aussi accueillants et aimables que dans certains coins reculés de Bretagne, pour ne parler que de cette région mais, si vous avez une âme romantique et que vous passez par là, faites un petit détour par Erquy, ça en vaut vraiment la peine ;-).














Erquy, terre d'artistes
On ne peut évoquer Erquy sans penser à quelques artistes de renom :
- Jean Anouilh, qui possédait une résidence à Erquy ;
- Jean Marais, qui a été le parrain du cinéma d'Erquy ;
- des peintres aussi, tels Léon Hamonet ou Julien Thibaudeau, mais aussi et surtout Maurice Bernard.  Ce peintre impressionniste, né à Saint-Cast, a délaissé sa ville natale pour s'installer à Erquy en 1976, où il est décédé en 2005. Titulaire du prix de New-York en 1970, cet artiste de terrain est surtout connu pour ses superbes toiles de bords de mer. Ses tableaux sont magnifiques... et se font rares maintenant, malheureusement. En allant à Erquy, nous nous sommes arrêtés à la salle d'exposition tenue par la fille de Maurice Bernard, pendant les vacances scolaires. Elle aussi peint... mais ça ne vaut pas le talent de feu son père.

Quand on passe à Erquy, on comprend mieux ce qui a pu attacher ces artistes à ce port et l'éloignement de Paris doit sans doute être la raison de sa conservation. Regardez ce que j'ai pu admirer lundi soir. Ce n'est pas aussi bien qu'en vrai : avec le numérique, on ne "respire pas" l'atmosphère, ni les embruns, mais quand même... Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça m'inspire :-)

 

Erquy, source d'inspiration
Aux passionnés des BD de Uderzo et Goscinny, Erquy serait ce fameux "village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur". Dans une interview publiée en mars 2001 dans Bretagne Magazine, André Uderzo dément s'être inspiré de ce village. En effet, à 14 ans, il s'est réfugié à Erquy, alors que la disette sévissait à Paris. C'était lors de la Seconde Guerre Mondiale. C'est un habitant d'Erquy qui a souligné la ressemblance entre les trois rochers existant à Erquy et ceux non loin du village des irréductibles. L'existence d'une plateforme appelée Camp César ne fait que renforcer l'hypothèse. Et, à y voir de plus près (et du ciel), l'emplacement géographique et la forme encaissée d'Erquy se retrouvent dans les dessins du village des irréductibles.

Uderzo et Cap Erquy vu du ciel
Le village des irréductibles : Le Portuais ? Le Guen ? Le Robinet ?
... L'îlot Saint-Michel ?  
Si vous souhaitez pousser un peu plus loin l'enquête, allez sur le site très bien renseigné de Marc Plantier. Et, s'il y a un lieu que vous affectionnez tout particulièrement et êtes prêts à inviter d'autres personnes à y voyager, n'hésitez pas à venir le partager ici...